(extrait du site wikipédia)
La phytothérapie, étymologiquement le traitement par les plantes, est une méthode thérapeutique qui utilise l'action des plantes médicinales.
On peut distinguer deux types de phytothérapie :
Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d'argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C.; Ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.
Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C. est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux connu de l'Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d'un mode d'utilisation[1].
Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l'œuvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) (cf. illustration).
En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simple d'emploi.
En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu'en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d'herboristes.
En phytothérapie traditionnelle les plantes peuvent être utilisées fraîches, ce qui n'est pas toujours possible, ou séchées, entrant ensuite éventuellement dans des préparations diverses préservant leurs principes actifs. On les administre sous forme de teintures alcooliques, macérats, tisanes, compresses, baumes... (remarque : la tisane ne permet d'extraire que les principes actifs de la plante solubles dans l'eau).
Des procédés plus récents permettent d'obtenir l'ensemble des principes actifs, la plus rudimentaire consiste en un broyage fin (cryobroyage par exemple) de la plante après séchage et permet l’obtention d’un poudre totale de plante. Cette poudre peut être ensuite présentée sous forme de comprimés, gélules, sachets, etc.
Un autre procédé, l’extraction, optimisant le principe de la tisane avec une technologie de pointe, permet l’obtention d’une poudre purifiée et concentrée en principes actifs. Après le broyage grossier des plantes, la poudre est plongée dans une solution naturelle, le solvant (eau ou alcool), adaptée aux propriétés physico-chimiques des principes actifs recherchés. Cette phase cruciale permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur synergie d’action. Le liquide ainsi obtenu va ensuite subir une phase de filtration afin d’éliminer les composés solides non assimilables tels que la cellulose. Puis une phase de séchage modéré sous vide qui éliminera progressivement le solvant et d’éventuels contaminants. L’extrait sec ainsi obtenu bénéficie des avantages suivants :
En Europe, certaines plantes sont reconnues comme plantes médicinales, et soumises comme les médicaments à une autorisation de mise sur le marché. De ce fait, les produits extraits de certaines plantes ne sont vendus que dans les pharmacies et parfois sur ordonnance.
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